Villeneuve de Berg est en tête des sites potentiels d'exploitation du gaz de Schiste. Une bien sombre perspective pour le domaine d'Olivier de Serres!
Fasse que le petit ruisseau du Gazel qui alimentait en eau le domaine d'Olivier de Serres et qui coule encore près des jardins grace au canal créé par l'agronome, puisse continuer à véhiculer une eau pure, exempte de Gaz...
Le gaz de schiste est un gaz naturel contenu dans de profondes roches sédimentaires. Le mode d’extraction de ce gaz pose de nombreux problèmes environnementaux.
L’impact sur le paysage: sachant que les puits s’épuisent rapidement, il faut régulièrement en forer de nouveaux. On peut ainsi en trouver tous les 500 mètres. Aux Etats-Unis, on compte plus de 500 000 puits répartis dans 31 Etats.
Les ressources en eau : pour exploiter cette énergie fossile et non-renouvelable, il faut recourir à la technique dite de "fracturation hydraulique". D’énormes quantités d’eau et de produits chimiques sont injectées à très haute pression afin de fracturer la roche et d’extraire le gaz. On estime qu’entre 10 à 15 millions de litres d’eau sont nécessaires pour une seule opération de fracturation, chaque puits peut être fracturé entre 15 et 20 fois.
La pollution: Plusieurs associations ont fait état de contaminations des nappes phréatiques à proximité des sites d’extraction de gaz de schistes. Car aux millions de litres d’eau, les exploitants rajoutent des produits chimiques (un cocktail d’antibactériens, de biocides, d’anticorrosifs) dont la composition exacte est pour partie inconnue du public.
Nuisances: Une noria de camions sur les routes (200 par jour)
La résistance s’organise en France
En France, les Amis de la Terre demandent fermement le respect du principe de précaution et la publication d’une étude exhaustive sur les risques sanitaires et environnementaux liés à l’exploitation de cette ressource.
26 févr. 2011 ... Des élus manifestent contre l'exploitation du gaz de schiste à Villeneuve-de-Berg, en Ardèche.
Plusieurs milliers de personnes réunies contre les gaz de schistes (Le monde) Ici.
Moratoire
Pour l’instant, ce sont par des déclarations orales que François Fillon, Nathalie Kosciusko-Morizet et Éric Besson se sont engagés à ce qu’il n’y ait pas de forage. Ces engagements ont d’ailleurs une date de péremption. Le 31 mai, jour annoncé de la remise d’un rapport d’étude des « risques » qu’ils ont confié à leurs propres administrations.